jeudi 14 janvier 2016

Bilan lecture: Le clan des Otori, tome 2, Les Neiges de l'exil,Lian Hearn

Première lecture du challenge wish-list (1/20) et du challenge un mois-une consigne (1/12).

J'ai plutôt bien apprécié cette lecture car elle a capté mon attention. Tel est l'un de mes critères d'évaluation d'une lecture. Si j'ai du mal à lâcher le livre pour toute autre activité, c'est qu'il me plaît.

L'humour est pourtant absent de ce volume contrairement au premier qui correspondait à l'adolescence du narrateur et qui pouvait ainsi traduire son état d'esprit. Je trouvais d'ailleurs que l'auteur n'était pas très à l'aise avec l'humour, comme si elle s'y forçait.

Dans cette partie de l'histoire,le héros doit suivre des règles qui ne lui correspondent pas, agir contre ses premiers principes éducatifs et donc rien ne le porte à plaisanter.

Le second personnage principal qui est l'amoureuse du héros est éloignée de lui et doit résister habilement aux hommes qui seraient en droit de décider de son destin. Elle doit donc  manœuvrer pour rester libre. Cela m'a bien intéressée car la narration joue sans doute  sur la peur que nous éprouvons,nous, femmes nées au XX siècle de revenir en arrière et d'être comme nos mères et grand-mères soumises à l'autorité des pères, maris, frères...Certes l'histoire se déroule dans un Japon féodal, au milieu de seigneurs et d'allégeances multiples, mais ce sentiment de révolte et d'impuissance est ancré en moi, je me sens concernée et solidaire de toutes ces femmes qui ont manqué et qui manquent encore de liberté ailleurs, mais pas si loin.C'est pour moi quelque chose d'abominable d'être privée de son libre-arbitre en tout. Donc rien qui soit gai non plus.

L'écriture n'est pourtant pas austère, elle est tempérée par la description poétique de l'hiver, cela m'a apporté un dépaysement, pour moi qui vis au soleil et dans la chaleur toute l'année. L'écriture est aussi adaptée à la jeunesse ( à partir de 14-15 ans, dirais-je), rien de  littéraire ce n'est pas l'ambition de l'auteur, c'est un simple roman d'aventures avec un niveau de langue correct.

Enfin, les décisions prises par la jeune femme sont expliquées et couronnées de succès, c'est assez jouissif , peut-être irréaliste, mais la fiction est aussi là  pour nous donner de l'espoir.

Le dénouement est un peu expédié, ai-je trouvé.
Enfin le récit crée des attentes assez faciles à deviner quant à la suite. Mais j'ai envie d'aller vérifier en la  lisant .

Ma note sera de 16 sur 20.

vendredi 8 janvier 2016

De Magellan à Instagram

J'ai lu à la vitesse d'un escargot le périple de Magellan, par Zweig . Que de chemin parcouru depuis. Sans bouger de chez moi je peux voir le monde entier grâce à Youtube, Facebook...

Instagram regorge de clichés de tous les pays par exemple. La capture d'images est devenue l'occupation principale de la planète. Tout le monde est devenu photographe! Que voit-on sur ces images? Quelques sujets-types tels  que :
- de l'artistique créatif humble ou ambitieux
- de l'humain futile ou solidaire
- de grands espaces
- des exploits sportifs.
- des Narcisse.
Mieux, ce site nous rapproche les uns des autres et je l'espère nous permet de nous comprendre. La formule " nous ne sommes qu'un" n'est plus un rêve, c'est un espoir tangible.
Mais , du coup l'espace se restreint.
La conquête de l'espace me paraît donc vitale pour notre croissance, notre survie...mais le manque de ressources pour accomplir ces découvertes est un frein, de même que l'étendue des progrès à accomplir est vertigineuse.

J'en conclus que  nous sommes arrivés à une période critique et clef  pour nos sociétés. Une ère d'insatisfaction et de désir frustré inquiétante.  Car il n'y a plus de nouvelles terres à découvrir sur Terre. L'énergie qui meut les aventuriers , les dynamiques, les agités, les ambitieux ne peut trouver d'issue. C'est en revanche une pèriode idéale pour les chercheurs, de vastes champs d'investigations s'offrent à eux, à condition d'en avoir les moyens. Or l'argent manque, les besogneux n'ont pas
d'emploi, les actifs ont peur.


Et qu'observe-ton autour de nous?
Des blasés ou des idéalistes.
Des jeunes à la recherche de combats à mener, d'autres sans but.
Des rebelles, des fanatiques, des terroristes menant des combats.
Des populations inquiètes, crispées, hostiles.
Des populations qui s'enrichissent, d'autres qui s'appauvrissent.
Des modèles futiles ou médiocres .
Des besoins de développement durable, d'écologie, d'éthique.






Pour en revenir à Magellan et Zweig qui en fait sa biographie, je ne lui mettrai pas de note d'évaluation, je parlerai uniquement de ce que je retiens de cette lecture. Zweig fait de lui un portrait qui se veut honnête, sans admiration excessive tout en lui rendant un hommage qui ne lui fut pas rendu.Il ne le rend pas franchement sympathique mais il rétablit une vérité qui ne lui fut pas accordée. Je retiens donc qu'un homme comme Magellan était mû par une détermination redoutable, c'est ce que montre le récit. J'imagine que le monde de demain pour survivre et s'améliorer devra engendrer quelques hommes et femmes de ce modèle là. 

dimanche 3 janvier 2016

Bilan de lecture/Du domaine des murmures/Carole Martinez

J'ai lu ce roman en novembre et j'avais oublié de publier cette critique restée dans mes brouillons.La voici.

L'histoire: c'est celle d'une recluse volontaire au Moyen Âge , de sa motivation et des conséquences . Globalement, c'est une histoire terrible.

Voici mon avis. Le récit commence bien, puis il me choque, m'ennuie et puis contre toute attente sa fin me séduit.

Mais je ne l'emporterai pas dans une île déserte. Ma note? 12/20.
Pourquoi? Il ne m'enchante pas sauf par brefs moments.Un enchantement en pointillés avec un élément traumatisant à lire.A cause de ça, je ne le recommanderai à personne.Mais je reconnais être d'une complète subjectivité.

jeudi 3 décembre 2015

Le cinquième !!!!

J'ai trouvé le cinquième livre à emporter dans un lieu sans retour...: Les lettres de mon moulin, d'Alphonse Daudet. Ce que je suis contente. Je peux partir sur Mars ou sur une île déserte en bonne compagnie. 😃

vendredi 20 novembre 2015

Top 5 des 100 livres préférés des blogueurs

Pour participer c'est là: palace-of-books.blogspot.fr

Mon top 5 est :

Le pays où l'on n'arrive jamais, André Dhotel
Cent ans de solitude, Gabriel Garcia Marquez
Le grand Meaulnes, Alain-Fournier
Les cavaliers, Joseph Kessel
Persuasion, Jane Austen.

Mais imaginons que je doive séjourner très longtemps( voire toujours) sur une île déserte ou sur Mars et que j'aie droit à cinq livres...je prendrais ....

Persuasion, Jane Austen
Trois hommes dans un bateau, Jerome K. Jerome
La Bible
Le livre tibétain de la vie et de la mort, Sogyal Rinpoché
....
Reste un dernier, et là ça se complique ....ça se bouscule au portillon...faut pas se rater là...il en faut un qu'on ne regrette pas d'avoir choisi à la place d'un autre...
Je peux pas laisser tout le XIX.
Et certains autres classiques plus anciens.Et mes BD favorites?
En fait, j'veux pas aller sur Mars. J'ai trop de bagages.

Non, mais depêche- toi, on t'a dit cinq. Un recueil de poèmes?
Non décidément, en choisir un , c'est se priver des autres. Je suis atteinte de polyandrie livresque et je ne peux pas aller sur Mars. Ou  avec une liseuse...eh,eh pas bête.
 Pour l'île déserte, c'est foutu.

jeudi 12 novembre 2015

Point lecture/ Le potentiel érotique de ma femme/ Foenkinos

Comme je l'ai peut-être déjà dit sur ce blog, je ne suis jamais déçue par Foenkinos. Ce roman n'est pas le plus récent mais je ne l'avais jamais lu.On y sent déjà ce qui fait le charme du récit "La délicatesse" par lequel j'ai découvert cet écrivain. De l'humour, des personnages décalés, des parenthèses pour le lecteur, un plaisir d'écrire et de partager, une bienveillance pour la nature humaine si faible et si dérisoire. C'est un auteur qui nous réconcilie avec les autres et avec nous-mêmes.Ma note: 16/20.

lundi 3 août 2015

Bilan du week end à 1000: le clan de Otori I et La vie commence à 20h10

Échec car je n'ai lu que 806 pages ....

mais je n'ai lu que du plaisant et j'ai éliminé un ouvrage primé sans vergogne.

Il y a quelque chose de subversif à éliminer un roman primé...ou de beauf selon le point de vue.

En tout cas moi ça m'a fait plaisir de fermer ce pavé de 700 pages ( Là où les tigres sont chez eux) sans le terminer au bout de trois chapitres et en poursuivant en diagonale pour chercher la suite des aventures érotiques d'une délurée, ce faisant je tombe sur une scène de viol dégoûtante, indigne de figurer dans un roman ( mais comment on peut mettre en scène et en mots ça comme si on voulait comprendre , non, je ne veux pas comprendre la psychologie d'un malade , un nazi, Beurk berk, berk)- d'ailleurs l'atmosphère malsaine m'a fait penser aux Bienveillantes, un abominable pavé aussi sur un nazi- Bref, un récit aux multiples personnages, on se perd, même dans le temps, c'était nul à lire. Tant mieux pour ceux qui aiment, mais pas moi. Et puis c'est péteux, inutilement. L'érudition se doit d'être fine et discrète. Prenons comme exemple le titre en référence à Goethe, mais il est où Goethe là-dedans??????

Après, je voulais du léger, j'ai lu le premier tome du Clan des Otori, c'est exotique( un Japon imaginaire), il y a de l'aventure, des destins, des bons , des méchants, c'est simple et distrayant.Peu humoristique en revanche, mais quand même un peu. Et une suite que je lirai plus tard sans qu'il y a ait urgence. Un bon 15/20.Donc 300 pages.

Après je me suis perdue dans le décalage horaire, je ne savais plus à quelle heure finissait le challenge par rapport à la France,  alors j'ai enchaîné avec un deuxième roman, La vie commence à 20 h 10 de Raphaël Thomas, que j'ai trouvé entraînant, je voulais tout le temps savoir la suite, il y a un fond, c'est instructif concernant les métiers de scénaristes et ce qui gravite au-dessus et en dessous, c'est assez amusant, on imagine bien les scènes. Pour la fin, j'étais déçue mais ça c'est parce que j'ai un fort penchant bisounours hollywoodien et pas à cause de l'auteur. Non il se débrouille bien le bougre. Donc 17/20.500 pages.

jeudi 30 juillet 2015

Challenge du blog Lili bouquine

Et me voilà inscrite au challenge à 1000 du blogLili bouquine

Mais comment réussir à lire 1000 pages? Et que lire?

Affaire à suivre...


vendredi 17 juillet 2015

Je vais mieux, de Foenkinos

Roman de David Foenkinos, chez Gallimard, Folio n° 5785. Paru en 2013.

L'histoire est simple, le narrateur a mal au dos. Cette douleur, le fil directeur du roman, va changer sa vie. Comme toujours , le romancier écrit avec une tonalité humoristique et fait une bonne analyse des relations humaines, et notamment de couple. Sa marque de fabrique est toujours présente , ici, ce sont des chapitres intermédiaires limités à deux phrases nominales qui contribuent  au comique du récit
( je préfëre ne pas évoquer le contenu pour préserver l'effet de surprise).
Une mention bien : 15/20. Sur quatre romans lus de cet auteur, je n'ai jamais été déçue. Avec une préférence pour " La délicatesse."

jeudi 16 juillet 2015

Petite Philosophie du bonheur pour temps de crise

Publié aux Editions Jouvence en 2006, cet essai a pour auteur Candide Moix.

L'ouvrage compte 107 pages très faciles à lire. On y trouve des idées pour être sage et heureux en rappelant les valeurs essentielles, ce que j'apprécie. Les références et citations ne sont pas trop nombreuses, il aurait pu en faire plus, ça ne m'aurait pas dérangée, mais je conçois que l'on n'apprécie pas; et comme l'indique le titre, il a dû faire court, en ces temps d'extrême zapping.

Je lui attibue une mention assez bien parce qu'il est trop orienté "croyant" bien qu'il envisage qu'on puisse ne pas l'être. Il est aussi trop affirmatif et pas assez démonstratif- moi j'aime bien la logique d'une argumentation. Finalement il ne peut convaincre que des convaincus des vertus fondamentales.

La note sera de 13/20.

vendredi 10 juillet 2015

Je lis en diagonale et parfois à l'envers

Je considère qu'un roman peut être lu comme on le veut : en entier, en sautant des passages, en commençant par la fin, en ne s'intéressant qu'à certains personnages, on est libre. Voilà, c'est dit.