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mardi 19 juillet 2016

Régine Detambel, les livres prennent soin de nous, essai , Actes Sud, 2015.

Le sous-titre de cet essai permet de comprendre le propos de l'auteure:" pour une bibliothérapie créative". En effet , cet essai défend la thérapie de certains désordres psychologiques par la lecture
d' œuvres. L'essayiste plaide pour une bibliothérapie qui s' appuie sur la littérature, la poésie plutôt que sur la lecture de traités  de développement personnel. Elle explique pourquoi et comment. Évidemment la posologie demande une adaptation à chaque patient. 

Mon avis: cet essai plaide une convaincue. C'est la littérature qui fait de moi la personne que je suis. C'est elle qui m'élève  au dessus de ma condition animale, de mes travers et de mes faiblesses. C'est grâce à elle que je regarde avec bienveillance le monde et les autres. La littérature aide à mieux vivre. 


lundi 18 juillet 2016

Jane Austen et mon premier jugement .

La première fois que j'ai lu "Orgueil et Préjugés " de Jane Austen, je n'ai pas trouvé ce roman extraordinaire. Il y avait trop de dialogues selon moi et un trop joli happy end pour figurer dans le panthéon des chefs d'œuvre.

Puis j'ai lu "Persuasion" que j'ai beaucoup aimé. Alors j'ai lu et relu tous les Austen. Et finalement, je me suis ravisée. Austen est une grande romancière. Pourquoi ? Parce qu'elle écrit bien, parce qu'elle est une excellente observatrice de l'âme humaine, qu'elle manie l'ironie avec finesse et que derrière ses romances se dessine une satire des valeurs et des mœurs de son époque.

Donc j'assume: je suis une janéite.




Elisabeth Ross,Belle Époque, Édition les Incorruptibles, Éditions Robert Laffont, 2013.

Si j'étais vilaine, je dirais que le seul intérêt de ce roman est la nouvelle Les Repoussoirs d' Émile Zola qui figure à la fin du récit. Cette nouvelle est ce qui a inspiré l 'écriture du roman.

En réalité, on peut accorder quelque crédit à ce roman qui raconte la mésaventure d'une jeune provinciale qui faute de trouver un emploi correctement rémunéré se voit dans  l'obligation de travailler comme faire-valoir pour des bourgeoises en mal de reconnaissance.

Le roman répond  à une visée  pédagogique: encourager les jeunes filles à s'émanciper.

Le roman se lit facilement et s'oublie tout aussitôt. Rien de folichon. Ah ! Un bon point pour l'encouragement à se méfier des apparences du prince charmant.