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vendredi 8 juillet 2016

Jack London,Martin Eden, paru en 1909, Éditions 10-18, 2015.

Comment dire que je suis déçue de ce roman?

Déjà, je n'aurais pas dû lire la préface qui dévoile la fin!

Puis dès les premières pages, j'ai trouvé que le récit avait des accents pseudo-romantiques pénibles et des traits gros comme la montagne.

J'ai essayé d'être indulgente et ai continué la lecture . Puis vers le milieu du récit je me suis mise à lire en diagonale pour accélérer la cadence , trouver un passage plus motivant. Mais non, rien n'y a fait, jamais le récit n'a pu me captiver. Non pas que cela soit mal écrit mais cela ne m'a pas touchée. Je pense que c'est dû à une question d'affinités personnelles. Il y a des hommes( et des femmes) avec qui je n'ai pas d'atomes crochus. Je ne les comprends pas et je ne les intéresse pas non plus. Et je crois que ce roman me fait cet effet.

Je crois même que la préface m'a davantage marquée que le roman lui- même .

Un résumé?C'est l'histoire d'un jeune marin sans éducation qui veut en avoir par désir de s'élever et mériter l'amour d'une jeune femme au dessus de sa condition et qui se prend de passion pour l'écriture.
Un avis définitif? Pour être honnête, ce n'est pas un mauvais roman. Le personnage est entier et a du caractère.Des questions intéressantes sous tendent le récit: l'art, l'éducation, l'amour, la bourgeoisie et ses valeurs, le travail, la vie, la mort.
Mais il ne m'a pas intéressée outre mesure.



jeudi 31 mars 2016

Proust

J'ai longtemps évité Proust. J'avais bien fait une tentative restée vaine. Pas moyen de le lire. Hormis quelques extraits de manuels de français. La fameuse madeleine, les  Verdurin. Et puis cette année, je me suis décidée.

J'ai passé mon mois de mars à lire Du côté de chez Swann. Je suis éblouie. Proust est un virtuose de la phrase complexe, un peintre et un analyste. Proust est ébouriffant, dépaysant. Une pierre précieuse, un extra- terrestre, une exception.

Je le lis très lentement, il est impossible de le lire vite. Je le lis comme on mange dans un restaurant gastronomique, avec délectation mais avec parcimonie.

Je ne ferai pas de résumé, pas de compte-rendu. On est au-delà du 20/20.
Je me trouve face à une œuvre , une rare. Il faut se taire donc. Et admirer. 

vendredi 19 février 2016

"Sur la route" de Jack Kerouac

Lu dans le cadre du challenge les Ricains et les classiques.

Mon résumé:
c'est le récit de périples sur les routes des Etats-Unis dans les années d'après-guerre, la seconde guerre mondiale j'entends.C'est aussi une histoire d'amitié entre le narrateur, un jeune écrivain ancien combattant, sans le sou,fasciné par l'idée de prendre la route et par les gens un peu différents, et l'un d'entre eux justement, un jeune voleur de voitures tout aussi passionné par la route, excellent conducteur et assoiffé de vie, de femmes et de mots et phrases compliquées à dessein.

Les rencontres sont l'occasion de portraits d'originaux qu'ils soient intellectuels, profs, ou paumés.Le narrateur aime les exclus, il les côtoie,se comporte comme l'un d'entre eux de gré ou de force.Les aventures virent aux beuveries, le narrateur se fourvoie, ses amis aussi, ils ont quelques bons moments, d'autres plus pénibles.

Le temps passe et l'on finit par se perdre. C'est un peu l'histoire d'une Amérique désabusée par l'absurde et le tragique de la vie.

Mon avis:

Bien écrit (entre niveau de langue oralisée et familière et envolées lyriques, une sorte de Céline américain) mais une densité qui finit par lasser vers le dernier tiers du roman. C'est un récit de la loose , du gâchis d'un potentiel humain mis à mal par les difficultés de la vie. Je ne le conseille pas aux déprimés, aux acquis de la cause désespoir.
Je le conseille aux amateurs de "road trip", de complexité humaine, de personnages décalés, de paysages américains,de jazz (il y a des passages d'anthologie sur la musique et certains musiciens).
Il y a aussi un passage étonnant et psychédélique sur la spiritualité et les renaissances .

Ma note? j'arrête de noter dorénavant. Je dirai simplement s'il faut l'avoir lu ou si l'on peut s'en passer.Pour ce roman donc, à caractère autobiographique, je dirais qu'il faut l'avoir lu, pour comprendre une certaine Amérique et comprendre aussi toutes les nuances, perturbations,complexités et limites d'un homme, des hommes.

jeudi 14 janvier 2016

Bilan lecture: Le clan des Otori, tome 2, Les Neiges de l'exil,Lian Hearn

Première lecture du challenge wish-list (1/20) et du challenge un mois-une consigne (1/12).

J'ai plutôt bien apprécié cette lecture car elle a capté mon attention. Tel est l'un de mes critères d'évaluation d'une lecture. Si j'ai du mal à lâcher le livre pour toute autre activité, c'est qu'il me plaît.

L'humour est pourtant absent de ce volume contrairement au premier qui correspondait à l'adolescence du narrateur et qui pouvait ainsi traduire son état d'esprit. Je trouvais d'ailleurs que l'auteur n'était pas très à l'aise avec l'humour, comme si elle s'y forçait.

Dans cette partie de l'histoire,le héros doit suivre des règles qui ne lui correspondent pas, agir contre ses premiers principes éducatifs et donc rien ne le porte à plaisanter.

Le second personnage principal qui est l'amoureuse du héros est éloignée de lui et doit résister habilement aux hommes qui seraient en droit de décider de son destin. Elle doit donc  manœuvrer pour rester libre. Cela m'a bien intéressée car la narration joue sans doute  sur la peur que nous éprouvons,nous, femmes nées au XX siècle de revenir en arrière et d'être comme nos mères et grand-mères soumises à l'autorité des pères, maris, frères...Certes l'histoire se déroule dans un Japon féodal, au milieu de seigneurs et d'allégeances multiples, mais ce sentiment de révolte et d'impuissance est ancré en moi, je me sens concernée et solidaire de toutes ces femmes qui ont manqué et qui manquent encore de liberté ailleurs, mais pas si loin.C'est pour moi quelque chose d'abominable d'être privée de son libre-arbitre en tout. Donc rien qui soit gai non plus.

L'écriture n'est pourtant pas austère, elle est tempérée par la description poétique de l'hiver, cela m'a apporté un dépaysement, pour moi qui vis au soleil et dans la chaleur toute l'année. L'écriture est aussi adaptée à la jeunesse ( à partir de 14-15 ans, dirais-je), rien de  littéraire ce n'est pas l'ambition de l'auteur, c'est un simple roman d'aventures avec un niveau de langue correct.

Enfin, les décisions prises par la jeune femme sont expliquées et couronnées de succès, c'est assez jouissif , peut-être irréaliste, mais la fiction est aussi là  pour nous donner de l'espoir.

Le dénouement est un peu expédié, ai-je trouvé.
Enfin le récit crée des attentes assez faciles à deviner quant à la suite. Mais j'ai envie d'aller vérifier en la  lisant .

Ma note sera de 16 sur 20.

lundi 3 août 2015

Bilan du week end à 1000: le clan de Otori I et La vie commence à 20h10

Échec car je n'ai lu que 806 pages ....

mais je n'ai lu que du plaisant et j'ai éliminé un ouvrage primé sans vergogne.

Il y a quelque chose de subversif à éliminer un roman primé...ou de beauf selon le point de vue.

En tout cas moi ça m'a fait plaisir de fermer ce pavé de 700 pages ( Là où les tigres sont chez eux) sans le terminer au bout de trois chapitres et en poursuivant en diagonale pour chercher la suite des aventures érotiques d'une délurée, ce faisant je tombe sur une scène de viol dégoûtante, indigne de figurer dans un roman ( mais comment on peut mettre en scène et en mots ça comme si on voulait comprendre , non, je ne veux pas comprendre la psychologie d'un malade , un nazi, Beurk berk, berk)- d'ailleurs l'atmosphère malsaine m'a fait penser aux Bienveillantes, un abominable pavé aussi sur un nazi- Bref, un récit aux multiples personnages, on se perd, même dans le temps, c'était nul à lire. Tant mieux pour ceux qui aiment, mais pas moi. Et puis c'est péteux, inutilement. L'érudition se doit d'être fine et discrète. Prenons comme exemple le titre en référence à Goethe, mais il est où Goethe là-dedans??????

Après, je voulais du léger, j'ai lu le premier tome du Clan des Otori, c'est exotique( un Japon imaginaire), il y a de l'aventure, des destins, des bons , des méchants, c'est simple et distrayant.Peu humoristique en revanche, mais quand même un peu. Et une suite que je lirai plus tard sans qu'il y a ait urgence. Un bon 15/20.Donc 300 pages.

Après je me suis perdue dans le décalage horaire, je ne savais plus à quelle heure finissait le challenge par rapport à la France,  alors j'ai enchaîné avec un deuxième roman, La vie commence à 20 h 10 de Raphaël Thomas, que j'ai trouvé entraînant, je voulais tout le temps savoir la suite, il y a un fond, c'est instructif concernant les métiers de scénaristes et ce qui gravite au-dessus et en dessous, c'est assez amusant, on imagine bien les scènes. Pour la fin, j'étais déçue mais ça c'est parce que j'ai un fort penchant bisounours hollywoodien et pas à cause de l'auteur. Non il se débrouille bien le bougre. Donc 17/20.500 pages.

jeudi 30 juillet 2015

Challenge du blog Lili bouquine

Et me voilà inscrite au challenge à 1000 du blogLili bouquine

Mais comment réussir à lire 1000 pages? Et que lire?

Affaire à suivre...